Cacao : les contradictions de Mondelēz international en Côte d’Ivoire
Dans son rapport ESG annuel Snacking Made Right 2024, le groupe américain Mondelez International exalte la transformation durable de sa chaîne d’approvisionnement en cacao. Au cœur de cette stratégie figure le programme Cocoa Life, déployé depuis une quinzaine d’années en vue d’améliorer les revenus des producteurs, lutter contre le travail des enfants et protéger les forêts. A l’inverse, les petits producteurs en Côte d’Ivoire – pays où une grande partie du cacao mondial est produite – les conditions de vie de nombreux planteurs partenaires au chocolatier restent marquées par la pauvreté, l’instabilité des revenus et des problèmes sociaux persistants. Ce décalage entre discours corporate et réalités agricoles nourrit un débat croissant sur l’efficacité réelle des programmes de durabilité dans la filière chocolat au moment où le cacao ivoirien traverse une crise sans précédent.
En
2012, Mondelēz international lance le programme Cocao Life. Objectif :
améliorer les conditions de vie des producteurs agricoles et combattre la
déforestation. Avec un investissement d’un milliard de dollars prévus d’ici
2030, le géant mondial de l’agroalimentaire entend contribuer à rendre
l’approvisionnement en cacao plus durable dans les principaux pays producteurs
de fèves où il intervient : Ghana, Indonésie, République dominicaine,
Inde, Brésil et Côte d’Ivoire.
Comment
fonctionne en réalité le programme ? Pour déployer Cocoa Life, Mondelēz,
l’un des leaders mondiaux dans la fabrication et la distribution de chocolat,
de biscuits et de confiserie s’appuie sur un réseau d’intermédiaires pour
intervenir dans les zones de production. D’abord, les négociants et
transformateurs tels que Barry Callebaut, Cargill, Olam, Ecom achètent les
fèves de cacao auprès des coopératives partenaires au programme, les
transforment en beurre, poudre ou pâte et le vendent à Mondelēz. Les
coopératives, elles, s’approvisionnent auprès de petits producteurs de cacao
récolté dans leurs plantations.
Les
fruits ont-ils tenu la promesse des fleurs ? Si la multinationale vante les
mérites de son projet de durabilité, les bénéficiaires finaux sont plus
mitigés.
Salif Ouédraogo, représentant de la
coopérative Bassadougou de Diès (COOBADI-COOP CA) à Babokon Apollo, ne fait aucune
difficulté à évoquer le projet Cacao Life. “Il y a eu des réalisations
sociales dans certains villages comme des salles de classe, des pompes
hydrauliques et la mise en place des AVEC (association villageoise d'épargne et
de crédit). Cependant, Mondelez nous a formé et sensibilisé à ne pas détruire
la forêt pour cultiver le cacao : c’est ce que nous avons fait”, indique le
vieil homme qui dit patienter pour l’achat de son cacao dans un contexte de
crise de commercialisation qui frappe la Côte d’Ivoire.
Dans
son rapport 2024, Mondelēz soutient que
le programme Cocoa Life, implémenté en Côte d'Ivoire depuis 2013, a bénéficié à
plus de 87 000 producteurs dans 1 500 communautés. L’entreprise affirme que 91
% du cacao utilisé par les marques chocolatées du groupe provient désormais de
ce dispositif. Elle met également en avant plusieurs résultats : une
augmentation des revenus nets des producteurs d’environ 33% en Côte d’Ivoire
selon les évaluations internes du programme, l’extension de systèmes de
surveillance du travail des enfants dans les communautés cacaoyères, des
formations sur les bonnes pratiques agricoles et un soutien aux coopératives
locales.
“Le problème de Mondelēz c’est qu’ils ont écrit dans leur rapport qu’ils ont amélioré les conditions de vie des producteurs. Ce n’est pas nous tous : voici nos mêmes cases, nous n’avons pas d’argent pour régler nos ordonnances médicales et soigner nos enfants… Alors je ne vois pas ce qui a changé pour qu’ils puissent écrire ce genre de chose”, réagit, désabusé, Michel Yao Kouamé, un producteur de Carrefour, bourgade située dans le département de Guitry.
L’espoir suscité semble avoir laissé place à la désillusion. Car, ajoute une responsable de coopérative, les labels apportent des bénéfices sociaux avec le financement d’infrastructures de base, mais “la pauvreté persiste, car le prix du cacao reste trop bas et les promesses de durabilité liées à des quotas ne changent rien”.
Autre point d’achoppement : la prime, somme d’argent versée
en supplément du prix bord champ du kilogramme de cacao payé au producteur.
En effet, les
efforts supplémentaires demandés aux producteurs et aux coopératives pour la
production d’un cacao de qualité et zéro déforestation sont notamment compensés
par le développement d’activités génératrices de revenus, la distribution
d’arbres d’ombrage pour l’agroforesterie et aussi et surtout le paiement d’une
prime.
Les coopératives agricoles, qui
constituent l’un des piliers du modèle Cocoa Life, jugent les retombées de la
prime croquignolesques. C’est la principale raison du divorce entre Mondelēz et plusieurs
coopératives partenaires, via un contrat de commercialisation avec
l’exportateur Cargill.
Selon plusieurs acteurs de la filière, les
primes versées dans les programmes de durabilité sont en grande partie
absorbées par les coûts de la certification, les investissements collectifs et
les services aux membres. Finalement, seule une fraction de ces primes arrive
directement dans la poche des producteurs. Même lorsque des projets
communautaires sont financés – construction d’écoles, programmes de santé ou
groupes d’épargne pour les femmes – ces initiatives ne suffisent pas à
compenser la faiblesse des primes.
Les informations recueillies auprès de
différentes coopératives font état de primes (différentiel) octroyées par Mondelēz via
Cargill qui s’élèvent à 70 FCFA par kilogramme de fèves via le projet Cocoa
Life. Ce montant est partagé entre la coopérative et le producteur : 35 F CFA
pour chacun. Mais la part de la coopérative faisait l’objet d’un prélèvement de
10 F CFA pour le fonds de développement communautaire et 5 F CFA pour les
équipements et la durabilité. Finalement, la coopérative se retrouve avec un montant
de 20 FCFA. Avec Mondelēz
c’est l’exportateur qui fait les répartitions.
Suite aux divergences sur les
clauses qui lient les différentes parties, quatre coopératives dans le
département d’Aboisso ont arrêté leur collaboration avec le géant mondial de
l’agroalimentaire. L’une d’elles, la Société coopérative agricole Gnamien-Oblè
(SOCOOPAGOS COOP-CA), a fait partie du programme pendant près de cinq ans.
Son directeur, Dongo Yao, explique
cette mésaventure : “Nous avons observé que les primes qui devaient
être versées aux producteurs ont commencé à baisser alors que dans les autres
programmes de certification ces montants étaient à la hausse. Nous sommes
passés à 22 ou 23 francs au moment où d’autres labels de certification payaient
30 ou 35 francs”. Les quelques 1400 producteurs affiliés à la coopérative
se sont sentis lésés.
En plus, l’écart des primes – comparativement à d’autres labels – est aussi significatif. “SACO via la certification Fairtrade nous verse 144,97 FCFA de prime. Contrairement à Mondelēz qui nous imposait une répartition via l’exportateur (Cargill), c’est l’assemblée générale de la coopérative qui décide du montant à verser aux producteurs. Nous mettons en place un plan de développement Fairtrade (PDF) et c’est grâce à ce système démocratique que nous gérons la prime reçue”, détaille Bengaly Brahiman, secrétaire général adjoint de la coopérative Bassadougou de Diès (COOBADI-COOP CA).
Si ces coopératives ont quitté le
programme Cocoa Life de Mondelēz
estimant que les préoccupations des petits producteurs n’étaient pas prises en
considération dans la collaboration, elles ont aussitôt basculé dans
l’escarcelle de l’exportateur Cargill à travers sa propre certification Promise
Cocoa Verified (PCV). A la surprise de ces coopératives les choses ne sont plus
les mêmes que lorsqu’elles étaient affiliées au chocolatier. “Toutes les
quatre coopératives d’Aboisso sont membres de nouveau label. Et contrairement à
ce que faisait Mondelēz
qui nous fixait un quota, Cargill achète toute notre production certifiée. Mondelēz ne nous achetait
pas toute notre production et souvent l'excédent était racheté à l’époque de
Cocoa Life par Cargill”, témoigne un responsable de coopérative qui a
requis l’anonymat.
Contrairement à ce qui se faisait
dans le programme Cocoa Life, le PCV ne fait aucun prélèvement sur les primes
octroyées aux coopératives et aux producteurs. Les 70 FCFA sont équitablement
partagés entre les deux parties.
La faiblesse des
primes proposées par certains chocolatiers dont Modelez poussent les
coopératives à multiplier les partenariats au niveau des certifications. Ce qui
implique plus de travail de la part des producteurs de cacao pour maintenir la
cadence de la production d’un cacao respectant les normes de chaque
certification. Dans le département de Sassandra, la coopérative CABID-COOP CA
est encore partenaire de Mondelez. Pour le compte de cette coopérative, le
chocolatier opère via l’exportateur Olam. “La prime octroyée par Mondelez et
Olam est de 50 F CFA à partager équitablement entre la coopérative et le
producteur pour chaque kilogramme de cacao certifié vendu. Sur le même segment,
RA et Cargill proposent 70 F CFA et Fairtrade un peu plus de 144 F CFA”
détaille Ouédraogo Ouambi Achille PCA de la CABID-COOP CA.
Pour Dr Nazaire N’Dri, chercheur au Centre ivoirien de recherches économiques et sociales (CIRES), davantage communiquer sur les programmes de durabilité au profit des bénéficiaires et surtout les évaluer pour mesurer leurs impacts réels. "A cause de la multiplicité des programmes, les coopératives peuvent avoir déjà réalisé l’activité et quand on va sur le terrain, elles vont te donner les mêmes chiffres comme si c’était de nouvelles données, alors qu’elles ont déjà réalisé l’activité. Il y en a aussi, elles ne mettent même pas en pratique ces activités-là. Aussi, les producteurs sont inscrits dans un programme dont ils ignorent même le nom", observe-t-il.
Une étude que cet économiste vient
de réaliser révèle que 80% des producteurs qui sont dans des programmes de
durabilité vivent sous le seuil du revenu décent, ils sont 67% pour ceux qui
sont dans des labels de certification, 79% pour ceux qui sont à la fois dans la
certification et les programmes de durabilité, contre 85% pour les producteurs
qui ne sont dans aucun programme ou labels.
Même si l’atteinte du revenu décent
dépend de plusieurs facteurs (prix bord champ, diversification des sources de
revenus, etc.), Dr Nazaire N’Dri propose même une réforme de ces
programmes : « Pour moi, c’est de voir avec le régulateur et tous
les autres acteurs pour définir réellement ce que ces programmes de durabilité
doivent contenir. Certes, on met l’accent sur trois aspects essentiels :
l’aspect social, l’aspect économique, l’aspect environnemental. Mais pour ces
aspects, qu’est-ce qui doit réellement être développé qui est à l’avantage des
coopératives et surtout des producteurs qui pourrait soit changer, transformer
leur vie et puis chercher à aller vers le living income. Parce que, in fine,
c’est pour pouvoir améliorer leurs conditions de vie. Or, l’amélioration des
conditions de vie passe par l’atteinte du revenu décent ».
Autre point de friction entre
discours et réalité : la protection des forêts. Mondelēz International affirme
s’engager dans des chaînes d’approvisionnement « zéro déforestation ».
Pourtant, la culture du cacao reste l’un des moteurs historiques de la perte de
forêts en Côte d’Ivoire. C’est un secret de polichinelle : plusieurs
analyses montrent que l’expansion du cacao a grandement contribué à la
déforestation en particulier dans les zones protégées d’Afrique de l’Ouest.
En effet, deux rapports publiés respectivement
en 2023 et 2024 par IDEF, une organisation de la société civile ivoirienne,
pointe les limites des standards de certification et des programmes de
durabilité. Si l’exportateur Cargill, partenaire de Mondelez dans le cadre de
Cocoa Life, assure que 100 % du cacao de sa chaîne d'approvisionnement est
traçable jusqu'au producteur, l’organisation soutient dans son premier rapport qu’il y a des risques que du cacao fourni à
Cargill provienne de sources illégales comme le parc national Mont Péko, à
Duékoué, dans l’ouest du pays. Elle s’appuie sur les témoignages de plusieurs
responsables de coopératives qui ont confirmé que le cacao illégal provenant de
cette aire protégée soit « mélangé » avec le cacao certifié
avant d’être livré à Cargill. Une opération que l’on pourrait qualifier de
« blanchiment du cacao » (cocao lundring).
Dans le second rapport, l’organisation révèle aussi un exode de
producteurs de cacao de la Côte d’Ivoire vers le Libéria. Ces derniers
défrichent les forêts primaires pour la production de cacao avec un risque très
élevé que ce cacao se retrouve ensuite dans la chaîne d’approvisionnement
notamment de Cargill en Côte d’Ivoire, selon les témoignages de coopératives
partenaires à l’exportateur. En clair, les cas documentés par une organisation
indépendante démontrent que le sourcing n’est pas exempt de déforestation comme
le proclame Mondelēz.
Est-ce l’une des raisons pour lesquelles le
géant mondial de l’agroalimentaire ferraille contre l’entrée en vigueur du
règlement européen sur la déforestation (RDUE) ?
En effet, la nouvelle réglementation européenne sur les produits liés à la déforestation pousse désormais les entreprises à renforcer la traçabilité et la géolocalisation des plantations. Adopté par l’Union européenne en mi 2023, le RDUE devait entrer en application fin 2024, soit 18 mois après. Le texte a connu deux reports successifs. L’entrée en application a d’abord été repoussée au 30 décembre 2025 puis au 30 décembre 2026. Derrière ces tergiversations, des entreprises jouent la montre afin d’obtenir plus de flexibilité du règlement. Un lobbying payant pour eux mais défavorable aux producteurs et aux coopératives.
Par exemple, en juillet 2025, Mondelēz International se fait le défenseur d’un "cacao propre" pour un "chocolat propre" à travers son appel au report de la mise en œuvre du (RDUE). Massimiliano Di Domenico, vice-président des affaires publiques pour l’Europe, avait déclaré devant des décideurs européens que, bien que l’entreprise soutienne les objectifs du RDUE, le calendrier tel qu’il était prévu posait de sérieux problèmes pratiques pour la filière.
Il pointe notamment l’incapacité des
pays et de certains acteurs du privé à mettre en place une véritable politique
de traçabilité des fèves de cacao. “C'est pourquoi nous demandons, avec
respect, transparence et responsabilité, un report de 12 mois non pas pour
réduire l'ambition du projet, mais pour permettre une mise en œuvre concrète,
inclusive et efficace”, avait-il plaidé. Ce lobbying forcené trahit-il un
aveu d'impuissance ou une reconnaissance
implicite de ce que sa chaîne
d’approvisionnement n’est pas aussi propre et zéro déforestation comme le
prétend la multinationale ?
La position de Mondelez n’est pas passée
inaperçue. Plusieurs ONGs ont adressé une lettre ouverte au chocolatier en 2025. Pour ces organisations,
ce report a été désastreux pour le secteur du cacao. « En demandant un
nouveau report, Mondelez s’est désaligné de la position dominante de
l’industrie du cacao. Cette position pénalise les autres entreprises qui ont
déjà investi pour respecter la loi, a créé de l’incertitude pour les
producteurs, et récompense les acteurs à la traîne ou qui sont de mauvaise foi
» ont indiqué les ONGs.
En analysant le RDUE, on peut clairement
comprendre que ce règlement européen pourrait aider à voir plus clair dans le
désordre et le chaos des engagements volontaires des entreprises. Pour faire
simple, avec le RDUE toutes les entreprises se verront dans l’obligation de
respecter les mêmes règles ce qui permettrait de changer structurellement la
dynamique du marché qui, pour l’heure, ne s’appuie que sur le bon vouloir de
certains acteurs. Visiblement cette logique n’est pas du goût de certains
chocolatiers et exportateurs.
Pour certains producteurs de cacao
et leurs coopératives, l’attitude du chocolatier est en contradiction avec les
valeurs qu’elle défend à travers son projet Cocoa Life.
Salif Ouédraogo, de la COOBADI-COOP
CA, s’explique mal le fait que Mondelēz, qui a sensibilisé les producteurs de
cacao sur le principe de “zéro déforestation” dans la cacaoculture,
s’oppose à l’application d’un règlement sur la déforestation. “C’est un peu
comme s’ils disaient eux-mêmes que ce qu’ils nous ont enseigné n’a aucune
valeur ou que nous n’avons pas respecté ce qu’ils nous ont dit. Donc Mondelēz
veut dire que le cacao qu’ils nous ont acheté provient de la déforestation ?”
s’interroge Michel Yao Kouamé Michel, un autre producteur de cacao, avant
d’ajouter, agacé : “Tous les producteurs de Côte d’Ivoire ne peuvent
pas subir la décision de Mondelēz. Ils nous ont demandé de ne pas détruire la
forêt et c’est ce que nous avons respecté. S’il y a encore des coopératives et
des producteurs qui détruisent la forêt, il faut les identifier et non prendre
des décisions qui nous affectent tous”.
Avec la mévente actuelle du cacao,
les difficultés des producteurs et les familles endettées en milieu rural,
Kouassi Kouadio, producteur de cacao, parle d’une mauvaise publicité pour le
cacao ivoirien. “Les gens [Mondelēz NDLR] prennent des décisions ou posent
des actes sans penser aux producteurs. S’opposer à ce règlement, c’est comme
dire ouvertement que le cacao ivoirien est issu de la déforestation. On
s’étonne que la filière ait des problèmes. Si un chocolatier agit de la sorte,
comment voulez-vous que les exportateurs et autres acheteurs puissent
réagir ?” demande le producteur.
Face
aux nombreuses difficultés rencontrées, le verdict de Dr Nazaire N’Dri est sans
ambages : « on
voit que les chocolatiers font pour peut-être leur image, comme si c’était du
greenwashing en quelque sorte. Parce qu’aujourd’hui, ces industries veulent
contenter, ne pas salir leur image, mais on voit que réellement sur le terrain,
il y a des difficultés ». Il plaide donc pour qu’il « soit
bien organisé, bien structuré pour qu’il ait des impacts assez pertinents,
assez réels, assez tangibles ».
Pour ses défenseurs, Cocoa Life représente un
progrès réel : il finance des infrastructures, introduit des systèmes de
surveillance du travail des enfants, améliore l’organisation des coopératives
et les conditions de vie des producteurs. Mais pour ses critiques, ces
initiatives restent insuffisantes tant que les entreprises ne modifient pas la
structure économique de la filière cacao. Le paradoxe est donc au cœur du débat
: les multinationales revendiquent des progrès mesurables en matière de
durabilité tandis que, sur le terrain, une grande partie des producteurs
continue de vivre sous le seuil de revenu vital.
La rédaction
d’Eburnie Today remercie tous les producteurs, toutes les coopératives,
organisations nationales et internationales qui ont facilité l’accès aux
sources et le travail d’enquête dans un contexte de crise dans la filière
cacao.