Flintlock 2026 : une démonstration de puissance…mais surtout de coopération
Sous un soleil lourd et une atmosphère à la fois solennelle, la Côte d’Ivoire a refermé ce 30 avril, l’édition 2026 du Flintlock, le plus vaste exercice militaire multinational sur le continent africain. Une cérémonie de clôture à Jacqueville qui rappelle l’importance de coopération militaire dans l’architecture sécuritaire régionale et internationale.
C’est
en 2022 que la Côte d’Ivoire a accueilli pour la première fois l’exercice
militaire multinational Flintlock a rappelé dans son discours le Général de
division Dem Aly, Chef d’état-major adjoint des armées de Côte d’Ivoire. Depuis
cette date, le pays s’est positionné en vitrine stratégique de l’exercice. La
preuve, la Côte d’Ivoire reçoit pour la deuxième année consécutive l’exercice
militaire qui a regroupé plus de 30 pays dont 13 africains.
En
accueillant une nouvelle fois Flintlock, la Côte d’Ivoire cherche à s’imposer
comme un pivot sécuritaire en Afrique de l’Ouest. La cérémonie de clôture a
d’ailleurs mis en lumière ce positionnement comme l’a souligné Richard Michael,
le Sous-Secrétaire d’Etat adjoint pour l’Afrique de l’Ouest des Etats Unis. Il
a insisté sur la volonté de la Côte d’Ivoire de moderniser ses infrastructures
et de faire monter en puissance son armée.
La
création des forces spéciales ivoiriennes et l’Académie internationale de lutte
contre le terrorisme à Jacqueville sont entre autres les symboles de
l’investissement de la Côte d’Ivoire dans la modernisation de son armée. Des
orientations qui font de la Côte d’Ivoire un partenaire clé pour les Etats Unis
en Afrique de l’Ouest a indiqué Richard Michael.
Être un hub sécuritaire important implique aussi une exposition accrue aux menaces. C’est la raison pour laquelle la Côte d’Ivoire mise sur la coopération comme moyen de prévention et de lutte contre les nouvelles menaces sécuritaires matérialisées par la montée en force des groupes armés terroristes en Afrique de l’Ouest. Cette philosophie de la coopération trouve un écho favorable auprès des Nations engagées dans le Flintlock.
En mutualisant leurs efforts, les armées apprennent les unes des autres et travaillent surtout à harmoniser leurs réponses face aux menaces sécuritaires transnationales comme le terrorisme. « Les menaces terroristes ne connaissent pas de frontières et ne peuvent être maîtrisées que par une volonté commune », a déclaré le général de division ivoirien Aly Dem, chef d'état-major adjoint des Forces armées de Côte d'Ivoire. « Car là où règne l'incertitude, la décision doit s'imposer ; là où se cachent les menaces, la clarté doit prévaloir ; et là où l'adversaire cherche à diviser, l'unité d'action doit rester inébranlable. »
« Flintlock envoie un message clair à ceux qui cherchent à déstabiliser cette région. Notre réseau uni est notre plus grand avantage car il est construit sur des valeurs partagées, le respect mutuel et l’Etat de droit » a martelé le Général de division de l’U.S. Air Force Claude Tudor, commandant du U.S. Special Operations Command Africa (SOCAF).
En refermant officiellement ses portes, Flintlock 2026 laisse derrière lui des forces mieux entraînées, des réseaux de coopération renforcés et une prise en compte des réalités des conflits modernes avec l’omniprésence des drones dans les zones d’intervention. Le Général de division Dem Aly, Chef d’état-major adjoint des armées de Côte d’Ivoire n’a pas manqué de saluer l’engagement de chaque pays et de remercier chaque acteur engagé pour la réussite de cet exercice militaire multinational. La cérémonie s’est achevée par une démonstration des forces spéciales qui ont mis en scène un scénario sécuritaire faisant intervenir différentes unités, tactiques et moyens.