11 morts sur 23 cas de fièvre jaune : le gouvernement ivoirien mobilise plus de 400 000 doses de vaccin

11 morts sur 23 cas de fièvre jaune : le gouvernement ivoirien mobilise plus de 400 000 doses de vaccin

La Côte d’Ivoire fait face à une épidémie de fièvre jaune signalée dans la région du Bounkani, au nord-est du pays. Selon le bilan communiqué par le gouvernement le 14 octobre 2026, 23 cas ont été signalés, dont 11 décès. Face à cette situation préoccupante, les autorités annoncent disposer de plus de 400 000 doses de vaccin et appellent les populations non vaccinées à se rendre dans les centres de santé.

La fièvre jaune suscite une nouvelle inquiétude sanitaire en Côte d’Ivoire. Lors du Conseil des ministres du mercredi 14 octobre 2026, le gouvernement a fait état de 23 cas signalés dans le nord-est du pays, notamment dans la région du Bounkani, pour un total de 11 décès.

Ce bilan souligne la gravité de la situation dans cette zone. Rapportés aux 23 cas signalés, les 11 décès représentent environ 48 % des cas recensés. Ce chiffre constitue une proportion calculée à partir du bilan communiqué, et non une estimation du taux de mortalité général de la fièvre jaune. L’annonce a été faite à l’issue du Conseil des ministres tenu au palais présidentiel, à Abidjan-Plateau, par Amadou Coulibaly, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.

Pour répondre à cette situation, les autorités ivoiriennes mettent en avant les réserves nationales de vaccins. Selon Amadou Coulibaly, le pays dispose d’un stock de plus de 400 000 doses, auquel doivent s’ajouter des approvisionnements supplémentaires commandés par précaution. « Nous avons aujourd’hui en stock plus de 400 000 doses de vaccins de la fièvre jaune », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Cette annonce vise à rassurer sur la disponibilité des moyens de prévention. Toutefois, le volume national des stocks ne renseigne pas, à lui seul, sur le nombre de doses déjà acheminées dans le Bounkani, le nombre de personnes vaccinées dans les localités touchées ou le calendrier précis des opérations de riposte. La disponibilité des vaccins devra donc s’accompagner d’une distribution adaptée aux besoins des populations exposées et d’une mobilisation des services sanitaires sur le terrain.

Le gouvernement appelle les populations à se faire vacciner

Face au risque sanitaire, le gouvernement insiste sur l’importance de la vaccination, principal moyen de prévention contre la fièvre jaune. Les personnes qui ne sont pas encore vaccinées sont invitées à se rapprocher des centres de santé pour vérifier leur situation vaccinale et bénéficier de la protection recommandée. « C’est le lieu d’inviter les populations à se faire vacciner contre la fièvre jaune parce qu’elle se prévient quand on est vacciné », a souligné Amadou Coulibaly.

La prévention ne se limite toutefois pas à la vaccination. La lutte contre les moustiques, l’élimination des eaux stagnantes et la protection contre les piqûres contribuent également à réduire les risques de transmission. Au moment de l’annonce officielle, le gouvernement indiquait ne pas disposer d’éléments démontrant une propagation de la maladie au-delà de la région concernée. « Cette maladie est concentrée dans le Bounkani. Pour le moment, on n’a pas eu d’autres éléments qui montrent qu’elle est sortie de cette zone », a précisé le porte-parole.

Cette déclaration décrit la situation connue des autorités au 14 octobre. Elle ne signifie pas qu’une extension de l’épidémie est définitivement exclue. Une surveillance épidémiologique continue demeure nécessaire pour identifier rapidement d’éventuels nouveaux foyers.

Avec 23 cas signalés et 11 décès, la situation dans le Bounkani appelle une réponse sanitaire rigoureuse. La disponibilité annoncée de plus de 400 000 doses constitue un élément important du dispositif, mais l’efficacité de la riposte dépendra aussi de l’accès effectif à la vaccination, de la détection rapide des cas et de l’information des populations. En attendant, le message des autorités reste clair : les populations non vaccinées sont invitées à se rapprocher des structures sanitaires afin de se protéger contre cette maladie potentiellement grave.